Production Vidéo

Les différences entre une vidéo télé, web et réseaux sociaux (et comment adapter ton message)

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Emilie Dumont
28/1/26

Quand on parle des différences entre une vidéo télé, web et réseaux sociaux, on ne parle pas juste de “format” ou de “durée”. On parle du contexte de visionnage, du niveau d’attention, de l’intention… et de ce que la plateforme te permet (ou t’empêche) de faire. Un spot télé peut être excellent et performer… tout en étant complètement inefficace sur Instagram Reels. À l’inverse, une pub verticale style UGC peut exploser sur TikTok et avoir l’air “amateur” à la télé. Ici, on met tout à plat : ce qui change vraiment, et comment on adapte une vidéo publicitaire digitale sans perdre l’idée, ni l’impact.

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Télé vs web vs réseaux sociaux : ce qui change vraiment (au-delà du format)

On peut recycler une vidéo… mais on ne peut pas recycler le contexte.

L’attention : captive, semi-captive, ou volée

  • Télé : l’attention est souvent plus “posée”. On est sur un grand écran, dans un contexte de divertissement. La pub interrompt un contenu, mais le spectateur ne “scrolle” pas.
  • Web (ex. YouTube, sites médias, CTV/OTT) : l’attention est variable. Sur YouTube, on peut skipper après quelques secondes; sur CTV, on se rapproche de la télé, mais avec une logique de diffusion digitale. Les standards et définitions CTV/OTT évoluent pour mieux cadrer les formats.
  • Réseaux sociaux : l’attention est “volée”. On est en mode feed, dopamine, réflexe. Ton vidéo est en compétition avec des amis, des créateurs, des memes, des nouvelles.

Notre analogie chez Pour Vrai Marketing :
La télé, c’est un billboard pendant que les gens roulent. Les réseaux sociaux, c’est un panneau que tu dois coller sur l’écran pendant que la personne essaie de l’enlever. Même message, combat différent.

Le son : à la télé, c’est un pilier; en social, c’est un bonus

  • À la télé, le son est attendu (voix-off, musique, ambiance).
  • Sur le web, ça dépend du contexte (YouTube avec son souvent activé; affichage in-stream ailleurs variable).
  • Sur les réseaux sociaux, une partie importante des vues arrive sans son au départ. Donc : texte à l’écran + sous-titres = non négociable si on veut être compris vite.

Le contrôle : la télé diffuse, le digital réagit

  • Télé : tu planifies, tu diffuses, tu mesures surtout après (portée, fréquence, lift).
  • Web et social : tu diffuses, tu lis la donnée, tu itères. Tu peux changer un hook, une intro, un montage, un CTA, et relancer vite.

Les formats et specs : ce que la plateforme attend (et ce qu’elle pénalise)

On peut être créatif, mais il faut rester “natif” à l’endroit où la pub vit.

Les ratios : horizontal “cinéma” vs vertical “feed-first”

  • Télé : classique 16:9 (horizontal).
  • Web (YouTube, in-stream) : le 16:9 reste très courant, surtout en in-stream.
  • Réseaux sociaux : la logique est mobile-first. Vertical 9:16 et parfois 4:5 dominent selon les placements. Meta recommande des ratios différents selon l’emplacement (ex. vertical pour certaines surfaces, 16:9 pour l’in-stream).
  • TikTok : l’expérience est pensée pour le vertical, avec des formats standard 9:16 (et options 1:1 / 16:9 selon les cas).

Ce qu’on oublie souvent :
Un ratio, ce n’est pas juste “ça rentre dans le cadre”. C’est la quantité d’écran que tu prends. En social, si tu n’occupes pas l’écran, tu n’occupes pas l’attention.

Les durées : la télé raconte, le web explique, le social frappe

  • YouTube (skippable in-stream) : on peut faire long, mais les bonnes pratiques varient selon l’objectif (souvent plus court pour l’action / awareness).
  • TikTok : certaines politiques/placements encadrent des durées (souvent 5 à 60 secondes sur plusieurs formats).

En pratique, on le voit tous les jours :

  • En télé, 15–30 secondes peuvent suffire à installer une idée.
  • En web, tu peux te permettre plus d’explication si l’audience est déjà “chaude” (retargeting, contenu connexe).
  • En social, le vrai enjeu, c’est les premières secondes. Si tu n’as pas accroché, la durée ne sert à rien.

Le texte à l’écran : en social, c’est ton “filet de sécurité”

Sur la télé, trop de texte tue la lisibilité.
Sur les réseaux sociaux, le texte est souvent ce qui rend ta pub compréhensible sans son et en scroll.

Checklist simple (qu’on applique souvent) :

  • Promesse en gros dès le début
  • Sous-titres lisibles
  • Une idée par séquence
  • Éviter les paragraphes à l’écran

Le storytelling : même marque, mais trois manières de raconter

On n’écrit pas une pub télé comme un Reel. Et c’est là que beaucoup de campagnes perdent de l’argent.

Télé : crédibilité, émotion, mémorisation

La pub télé est souvent construite pour :

  • installer une ambiance
  • faire “marque”
  • créer un souvenir (jingle, slogan, visuel récurrent)

Structure typique :

  1. Mise en situation
  2. Problème / tension
  3. Solution
  4. Signature de marque

Ça marche parce que l’attention est plus stable. Mais si on transpose ça tel quel en social (logo + intro lente + musique), on se fait sortir du feed.

Web : intention plus claire, place à l’explication

Sur YouTube, par exemple, l’utilisateur a déjà choisi une vidéo. Ton ad arrive “en interruption”, mais dans un environnement où le contenu vidéo est normal. Les formats skippables forcent une réalité : tu dois donner une raison de ne pas skipper.

Approche qui fonctionne bien :

  • Hook immédiat (problème ou promesse)
  • Démo rapide / preuve
  • Offre claire
  • CTA

Le web est souvent le terrain parfait pour des vidéos “mi-courtes” : assez rythmées pour retenir, assez détaillées pour rassurer.

Réseaux sociaux : preuve, vitesse, vibe “native”

En social, le storytelling est plus brutal, plus direct. Souvent, ce qui performe le mieux ressemble à :

  • une recommandation
  • une découverte
  • un “avant/après”
  • un avis client
  • une démonstration filmée simple

Ce qu’on fait chez Pour Vrai Marketing : on écrit les scripts social comme des conversations.
Pas “Nous sommes une entreprise qui…”, mais :

  • “Si tu fais X, voici pourquoi ça bloque”
  • “On a testé ça, et voilà ce qui a changé”
  • “Tu veux Y ? Commence par éviter ça”

C’est là que notre service Création publicitaire devient un levier : on ne produit pas “une belle vidéo”. On produit des angles, des hooks, des déclinaisons, puis on teste.

Production : la télé demande une “perfection”, le social demande du volume

La qualité compte partout. Mais la définition de “qualité” n’est pas la même.

Télé : la production comme signal de confiance

À la télé, la qualité visuelle est souvent perçue comme un indice de sérieux. On est sur grand écran, et tout se voit :

  • éclairage
  • son
  • jeu
  • montage
  • finition graphique

On investit souvent plus en préproduction (script, storyboard, casting), parce que chaque seconde coûte cher à diffuser et à produire.

Web : modularité et déclinaisons

Sur le web, on gagne en performance quand on pense “assets” :

  • une version 6–10 secondes
  • une version 15–20 secondes
  • une version 30–45 secondes
  • des cutdowns
  • des intros différentes

C’est plus simple de le faire quand la production est pensée dès le départ comme un système, pas comme un film unique.

Réseaux sociaux : une machine à créatifs, pas un chef-d’œuvre isolé

En social, le nerf de la guerre, c’est la rotation :

  • plusieurs hooks
  • plusieurs montages
  • plusieurs preuves
  • plusieurs CTA

On préfère souvent :

  • un rendu authentique
  • une preuve claire
  • un rythme natif

Plutôt qu’un rendu ultra “pub” qui sent la campagne de marque à 10 km. Ça ne veut pas dire “amateur”. Ça veut dire “adapté”.

Mesure et optimisation : trois niveaux de contrôle, trois logiques de succès

Ce que tu mesures influence ce que tu crées.

Télé : portée, fréquence, lift

En télé, on cherche souvent :

  • rejoindre massivement
  • répéter un message
  • améliorer la notoriété et la considération

C’est puissant pour construire une marque, mais moins flexible pour optimiser créatif par créatif en temps réel.

Web et social : attention, clic, conversion (et itération)

En digital, tu peux lire très vite :

  • taux de visionnage (3s, 25%, 50%, 95%)
  • rétention seconde par seconde
  • CTR
  • CPA / coût par lead / ROAS

Et surtout : tu peux changer la créa sans tout refaire. Les plateformes ont des contraintes et formats précis (Meta, TikTok, YouTube), ce qui rend l’optimisation très “concrète”.

C’est pour ça qu’on recommande souvent de coupler Gestion Meta Ads (ou la plateforme pertinente) avec une approche de création publicitaire en continu : sinon, tu optimises des campagnes… avec des créatifs qui n’évoluent pas.

CTV/OTT : le pont entre télé et digital

CTV, c’est intéressant parce que ça ressemble à la télé (grand écran, lean-back), mais ça s’inscrit dans l’écosystème digital (standards, diffusion, ciblage selon fournisseurs). Les définitions et standards continuent d’évoluer, justement pour standardiser les formats et réduire la friction créative.

Comment choisir : le bon type de vidéo selon ton objectif marketing

Au lieu de demander “on fait une vidéo pour où ?”, on préfère demander : “on veut obtenir quoi ?”

Objectif notoriété : la télé (et la CTV) font du sens… si le message est simple

Pour l’awareness :

  • une idée forte
  • un signe distinctif (visuel, phrase, musique)
  • une répétition cohérente

La télé peut être redoutable si tu as une distribution solide et un message mémorisable.

Objectif considération : le web est souvent ton meilleur terrain

Pour expliquer, rassurer, démontrer :

  • démo produit
  • comparaison
  • preuve (avis, résultats, cas)
  • storytelling plus complet

YouTube et le web vidéo sont souvent parfaits pour ça, surtout avec du retargeting.

Objectif acquisition : les réseaux sociaux gagnent par volume et itération

Pour générer des leads/ventes :

  • hooks agressivement clairs
  • preuve rapide
  • offre simple
  • CTA net

Et surtout : beaucoup de variations. Une pub social, c’est rarement “la bonne du premier coup”. C’est une série d’essais qui convergent.

Mini checklist de décision

  • On veut être connu vite, large, local ? → Télé / CTV (si budget et stratégie média le permettent)
  • On veut expliquer et convertir une audience déjà intéressée ? → Web (YouTube, in-stream, retargeting)
  • On veut tester des angles, scaler une offre, optimiser le CPA ? → Réseaux sociaux (paid social)

Conclusion

Les différences entre une vidéo télé, web et réseaux sociaux ne se résument pas à “vertical vs horizontal”. Chaque canal a son rythme, son niveau d’attention, ses codes et ses contraintes. À la télé, on construit la mémorisation et la crédibilité. Sur le web, on retient et on explique. Sur les réseaux sociaux, on gagne en vitesse, en preuve, et en itération. Chez Pour Vrai Marketing, on bâtit des systèmes créatifs qui s’adaptent à chaque plateforme sans diluer la marque : une idée forte, plusieurs déclinaisons, et une optimisation basée sur le réel. Parlez à un stratège si tu veux arrêter de “poster une vidéo” et commencer à déployer une stratégie vidéo qui performe.

On se parle de
ce qui compte
pour vrai?