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Les émotions qui font vendre : psychologie de la vidéo pub

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Philippe Legault
13/2/26

Les émotions qui font vendre, ce n’est pas une formule magique. C’est de la psychologie appliquée à un contexte brutal : un feed qui scrolle, un bouton “Skip”, et une attention qui coûte de plus en plus cher. En vidéo pub, l’émotion sert à trois choses très concrètes : capter, faire retenir, puis faire agir. Le piège, c’est de croire que “mettre de l’émotion” veut dire faire pleurer ou faire rire. En réalité, on parle de déclencheurs précis (sécurité, statut, soulagement, appartenance…) qu’on peut intégrer dans une structure publicitaire orientée performance.

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Pourquoi l’émotion fait performer une pub vidéo

On pourrait résumer ça comme ça : la logique aide à justifier, mais l’émotion aide à décider.

L’émotion augmente la mémorisation et la préférence

Quand une pub provoque une réaction émotionnelle, elle devient plus facile à retenir et à associer à une marque. C’est une des raisons pour lesquelles les approches “brand building” misent sur l’affect et les codes distinctifs (ton, style, univers) plutôt que sur un argumentaire purement rationnel. Les analyses de Binet & Field sur les cas IPA mettent justement en avant l’impact des campagnes plus émotionnelles sur l’efficacité et la construction de marque à long terme.

L’émotion améliore la rétention

En vidéo, la rétention est une monnaie. Plus on retient, plus on a une chance d’expliquer, de prouver, de convertir. Les principes ABCD de Google (Attention, Branding, Connection, Direction) rappellent que l’attention et la connexion émotionnelle sont des piliers de performance créative, surtout sur des formats où l’utilisateur peut zapper rapidement.

L’émotion peut avoir un lien direct avec les ventes

Nielsen a publié des résultats (tests neuroscientifiques/EEG sur des pubs FMCG, combinés à de la modélisation) montrant qu’une performance émotionnelle “au-dessus de la moyenne” était associée à un uplift de ventes significatif (et l’inverse quand l’émotion est faible).
Important : ça ne veut pas dire “plus c’est triste, plus ça vend”. Ça veut dire “plus ça fait ressentir quelque chose de pertinent, plus ça peut travailler”.

Les émotions qui vendent vraiment (et à quel moment du funnel)

Toutes les émotions ne servent pas le même objectif. Une émotion peut être parfaite pour arrêter le scroll… et mauvaise pour convertir si elle ne mène à rien.

1) La curiosité : la reine du hook

C’est l’émotion la plus “performance-friendly” au début d’une vidéo, parce qu’elle ouvre une boucle.

Exemples de déclencheurs :

  • “La plupart des gens font ça… et ça ruine leurs résultats.”
  • “On a coupé un détail, et le coût par lead a chuté.”

Ce que ça vend : du temps de visionnage. Ensuite, il faut payer ça avec une preuve.

2) Le soulagement : l’émotion qui convertit souvent le mieux

Le soulagement, c’est “enfin, quelqu’un comprend mon problème” + “ça a l’air simple”.

Exemples :

  • “Si tu te bats avec X, voici un plan clair en 3 étapes.”
  • “On a simplifié ça, et tout le reste a suivi.”

Où c’est fort : services, B2B, offres complexes, tout ce qui génère de l’anxiété.

3) La confiance : l’émotion qui fait dire “j’y crois”

La confiance se construit avec :

  • preuve sociale
  • démonstration
  • transparence (process, prix, limites)
  • cohérence

Le storytelling aide beaucoup ici : quand les gens sont “transportés” dans une histoire (absorbés par un récit), ils ont tendance à moins contre-argumenter et à accepter plus facilement les implications du message. La théorie de la “narrative transportation” est bien documentée en recherche, notamment par Green & Brock.

4) Le statut et l’aspiration : l’émotion qui fait monter la valeur perçue

On n’aime pas toujours le dire, mais c’est réel : le statut vend. Pas forcément le luxe. Le statut peut être :

  • “je fais partie des gens qui comprennent”
  • “je prends de bonnes décisions”
  • “je suis en avance”

Exemples :

  • “Les équipes qui scalent font ça chaque semaine.”
  • “Le vrai gap entre X et Y, c’est ce process-là.”

5) L’appartenance : l’émotion qui crée une communauté (et une marque)

C’est l’émotion des marques qui durent : “c’est nous”.
Elle est puissante pour :

  • fidélité
  • UGC
  • répétition
  • bouche-à-oreille

Exemples :

  • “Si tu es du genre à vouloir du simple et du clair, tu vas aimer ça.”
  • “On ne fait pas du marketing ‘bruit’. On fait du marketing qui rapporte.”

La mécanique : comment traduire une émotion en structure publicitaire

Le gros problème des pubs “émotionnelles”, c’est qu’elles deviennent parfois des mini-films qui oublient de vendre. On veut l’inverse : une émotion au service d’une action.

La structure la plus simple : Tension → Preuve → Résolution

  1. Tension : on met le doigt sur un irritant réel (curiosité, frustration, ambition)
  2. Preuve : on montre pourquoi on est crédible (démo, chiffre, témoignage, avant/après)
  3. Résolution : on offre une prochaine étape simple (CTA)

C’est basique, mais c’est exactement ce que beaucoup de pubs n’osent pas faire : aller vite vers la preuve.

Le bon storytelling en vidéo pub est “compressé”

Même en 15 secondes, on peut raconter :

  • une situation (“avant”)
  • un déclic (“ce qu’on a compris”)
  • un résultat (“après”)

La narrative transportation explique pourquoi ça marche : le cerveau suit une progression, pas une liste d’arguments.

On garde une règle chez Pour Vrai Marketing : une émotion dominante

Une pub qui essaie d’être :

  • drôle
  • inspirante
  • rassurante
  • urgente

… finit souvent tiède. On choisit une émotion dominante, puis on l’exécute à fond, avec une preuve cohérente.

Les déclencheurs psychologiques les plus rentables en vidéo pub

Ici, on parle des “boutons” qu’on active souvent sans s’en rendre compte. Et quand on les maîtrise, on écrit mieux, on monte mieux, on vend mieux.

La preuve sociale : “si d’autres l’ont fait, je peux le faire”

Ce n’est pas juste un logo client dans le coin. La preuve sociale performante ressemble à :

  • un résultat expliqué (même simple)
  • un témoignage d’une phrase
  • une capture (avis, DM, stats)
  • un “avant/après” concret

Nielsen insiste depuis longtemps sur le rôle des émotions et de la réaction non consciente dans l’efficacité publicitaire, et la preuve sociale est un catalyseur classique de cette réaction.

La réduction de risque : garantie, transparence, process

L’émotion ici, c’est la sécurité.
Exemples simples :

  • “Voici exactement ce que tu reçois.”
  • “On commence par un audit, pas un engagement de 12 mois.”
  • “Tu peux arrêter quand tu veux.”

Ça vend très bien en service, parce que l’achat est un saut dans le vide.

La clarté : l’émotion sous-estimée

On n’en parle pas assez : la clarté rassure et retient.
Souvent, une pub “émotionnelle” performe surtout parce qu’elle est compréhensible instantanément :

  • texte à l’écran
  • promesse nette
  • une idée par séquence

Les principes ABCD de Google reviennent souvent à ça : capter l’attention, créer une connexion, puis donner une direction claire.

Comment appliquer ça concrètement sur TikTok, Meta et YouTube

Même psychologie, contextes différents. On adapte l’exécution, pas la promesse.

Réseaux sociaux : l’émotion doit arriver avant l’explication

En Reels/TikTok :

  • on commence par la tension (curiosité, frustration, aspiration)
  • on met la preuve tôt
  • on garde le rythme

Formats qui marchent souvent :

  • facecam “problème → solution”
  • démo courte
  • avant/après

Meta : l’émotion + la preuve = le duo le plus stable

Meta est souvent un terrain de conversion/retargeting. Donc :

  • on peut aller plus vite vers la preuve
  • on peut renforcer la confiance (témoignage, process, objections)
  • on teste plusieurs hooks

C’est exactement là que la création publicitaire “en série” bat la vidéo unique parfaite : on décline 5 hooks, 2 preuves, 2 CTA, et on laisse la donnée trancher.

YouTube : émotion rapide, valeur claire, direction simple

Sur YouTube, l’utilisateur peut zapper. Donc on combine :

  • une émotion dès le début (curiosité ou soulagement)
  • une valeur claire (ce que la personne gagne)
  • une direction (CTA)

Les ABCD sont pensés pour cette réalité-là : attention, branding, connexion, direction.

Les erreurs qui sabotent l’émotion (et donc la performance)

1) Confondre émotion et intensité

On n’a pas besoin de drame. On a besoin de pertinence. Une pub peut être très “calme” et provoquer du soulagement, donc performer.

2) Mettre l’émotion, mais oublier la preuve

Si on fait ressentir quelque chose, la personne veut une suite logique : “ok, pourquoi je te crois ?”
Sans preuve, on a juste créé une sensation qui s’évapore.

3) Faire une histoire… où le client n’existe pas

Si ton storytelling parle surtout de toi, ton équipe, tes valeurs (sans lien direct avec le problème client), ça peut être beau, mais pas performant. On ramène toujours au client : sa situation, son blocage, son gain.

4) Trop de messages

Une pub = une idée, un bénéfice, une action.
Le reste, c’est la landing, le retargeting, ou une séquence.

Conclusion

Les émotions qui font vendre en vidéo pub ne sont pas un art flou réservé aux “créatifs”. C’est une mécanique : on choisit une émotion dominante (curiosité, soulagement, confiance, aspiration, appartenance), on la met en scène avec une tension claire, et on la sécurise avec une preuve concrète. Ensuite, on termine par une direction simple. Chez Pour Vrai Marketing, c’est comme ça qu’on bâtit des créatifs qui performent : une promesse nette, des hooks testables, des preuves réelles, et des déclinaisons adaptées à chaque plateforme. Si tu veux qu’on transforme ça en système de production et de tests (pas juste une vidéo), Parlez à un stratège.

On se parle de
ce qui compte
pour vrai?