Les émotions qui font vendre, ce n’est pas une formule magique. C’est de la psychologie appliquée à un contexte brutal : un feed qui scrolle, un bouton “Skip”, et une attention qui coûte de plus en plus cher. En vidéo pub, l’émotion sert à trois choses très concrètes : capter, faire retenir, puis faire agir. Le piège, c’est de croire que “mettre de l’émotion” veut dire faire pleurer ou faire rire. En réalité, on parle de déclencheurs précis (sécurité, statut, soulagement, appartenance…) qu’on peut intégrer dans une structure publicitaire orientée performance.
On pourrait résumer ça comme ça : la logique aide à justifier, mais l’émotion aide à décider.
L’émotion augmente la mémorisation et la préférence
Quand une pub provoque une réaction émotionnelle, elle devient plus facile à retenir et à associer à une marque. C’est une des raisons pour lesquelles les approches “brand building” misent sur l’affect et les codes distinctifs (ton, style, univers) plutôt que sur un argumentaire purement rationnel. Les analyses de Binet & Field sur les cas IPA mettent justement en avant l’impact des campagnes plus émotionnelles sur l’efficacité et la construction de marque à long terme.
L’émotion améliore la rétention
En vidéo, la rétention est une monnaie. Plus on retient, plus on a une chance d’expliquer, de prouver, de convertir. Les principes ABCD de Google (Attention, Branding, Connection, Direction) rappellent que l’attention et la connexion émotionnelle sont des piliers de performance créative, surtout sur des formats où l’utilisateur peut zapper rapidement.
L’émotion peut avoir un lien direct avec les ventes
Nielsen a publié des résultats (tests neuroscientifiques/EEG sur des pubs FMCG, combinés à de la modélisation) montrant qu’une performance émotionnelle “au-dessus de la moyenne” était associée à un uplift de ventes significatif (et l’inverse quand l’émotion est faible).
Important : ça ne veut pas dire “plus c’est triste, plus ça vend”. Ça veut dire “plus ça fait ressentir quelque chose de pertinent, plus ça peut travailler”.
Toutes les émotions ne servent pas le même objectif. Une émotion peut être parfaite pour arrêter le scroll… et mauvaise pour convertir si elle ne mène à rien.
1) La curiosité : la reine du hook
C’est l’émotion la plus “performance-friendly” au début d’une vidéo, parce qu’elle ouvre une boucle.
Exemples de déclencheurs :
Ce que ça vend : du temps de visionnage. Ensuite, il faut payer ça avec une preuve.
2) Le soulagement : l’émotion qui convertit souvent le mieux
Le soulagement, c’est “enfin, quelqu’un comprend mon problème” + “ça a l’air simple”.
Exemples :
Où c’est fort : services, B2B, offres complexes, tout ce qui génère de l’anxiété.
3) La confiance : l’émotion qui fait dire “j’y crois”
La confiance se construit avec :
Le storytelling aide beaucoup ici : quand les gens sont “transportés” dans une histoire (absorbés par un récit), ils ont tendance à moins contre-argumenter et à accepter plus facilement les implications du message. La théorie de la “narrative transportation” est bien documentée en recherche, notamment par Green & Brock.
4) Le statut et l’aspiration : l’émotion qui fait monter la valeur perçue
On n’aime pas toujours le dire, mais c’est réel : le statut vend. Pas forcément le luxe. Le statut peut être :
Exemples :
5) L’appartenance : l’émotion qui crée une communauté (et une marque)
C’est l’émotion des marques qui durent : “c’est nous”.
Elle est puissante pour :
Exemples :
Le gros problème des pubs “émotionnelles”, c’est qu’elles deviennent parfois des mini-films qui oublient de vendre. On veut l’inverse : une émotion au service d’une action.
La structure la plus simple : Tension → Preuve → Résolution
C’est basique, mais c’est exactement ce que beaucoup de pubs n’osent pas faire : aller vite vers la preuve.
Le bon storytelling en vidéo pub est “compressé”
Même en 15 secondes, on peut raconter :
La narrative transportation explique pourquoi ça marche : le cerveau suit une progression, pas une liste d’arguments.
On garde une règle chez Pour Vrai Marketing : une émotion dominante
Une pub qui essaie d’être :
… finit souvent tiède. On choisit une émotion dominante, puis on l’exécute à fond, avec une preuve cohérente.
Ici, on parle des “boutons” qu’on active souvent sans s’en rendre compte. Et quand on les maîtrise, on écrit mieux, on monte mieux, on vend mieux.
La preuve sociale : “si d’autres l’ont fait, je peux le faire”
Ce n’est pas juste un logo client dans le coin. La preuve sociale performante ressemble à :
Nielsen insiste depuis longtemps sur le rôle des émotions et de la réaction non consciente dans l’efficacité publicitaire, et la preuve sociale est un catalyseur classique de cette réaction.
La réduction de risque : garantie, transparence, process
L’émotion ici, c’est la sécurité.
Exemples simples :
Ça vend très bien en service, parce que l’achat est un saut dans le vide.
La clarté : l’émotion sous-estimée
On n’en parle pas assez : la clarté rassure et retient.
Souvent, une pub “émotionnelle” performe surtout parce qu’elle est compréhensible instantanément :
Les principes ABCD de Google reviennent souvent à ça : capter l’attention, créer une connexion, puis donner une direction claire.
Même psychologie, contextes différents. On adapte l’exécution, pas la promesse.
Réseaux sociaux : l’émotion doit arriver avant l’explication
En Reels/TikTok :
Formats qui marchent souvent :
Meta : l’émotion + la preuve = le duo le plus stable
Meta est souvent un terrain de conversion/retargeting. Donc :
C’est exactement là que la création publicitaire “en série” bat la vidéo unique parfaite : on décline 5 hooks, 2 preuves, 2 CTA, et on laisse la donnée trancher.
YouTube : émotion rapide, valeur claire, direction simple
Sur YouTube, l’utilisateur peut zapper. Donc on combine :
Les ABCD sont pensés pour cette réalité-là : attention, branding, connexion, direction.
1) Confondre émotion et intensité
On n’a pas besoin de drame. On a besoin de pertinence. Une pub peut être très “calme” et provoquer du soulagement, donc performer.
2) Mettre l’émotion, mais oublier la preuve
Si on fait ressentir quelque chose, la personne veut une suite logique : “ok, pourquoi je te crois ?”
Sans preuve, on a juste créé une sensation qui s’évapore.
3) Faire une histoire… où le client n’existe pas
Si ton storytelling parle surtout de toi, ton équipe, tes valeurs (sans lien direct avec le problème client), ça peut être beau, mais pas performant. On ramène toujours au client : sa situation, son blocage, son gain.
4) Trop de messages
Une pub = une idée, un bénéfice, une action.
Le reste, c’est la landing, le retargeting, ou une séquence.
Les émotions qui font vendre en vidéo pub ne sont pas un art flou réservé aux “créatifs”. C’est une mécanique : on choisit une émotion dominante (curiosité, soulagement, confiance, aspiration, appartenance), on la met en scène avec une tension claire, et on la sécurise avec une preuve concrète. Ensuite, on termine par une direction simple. Chez Pour Vrai Marketing, c’est comme ça qu’on bâtit des créatifs qui performent : une promesse nette, des hooks testables, des preuves réelles, et des déclinaisons adaptées à chaque plateforme. Si tu veux qu’on transforme ça en système de production et de tests (pas juste une vidéo), Parlez à un stratège.
