Production Vidéo

Pourquoi le format vertical est devenu roi

Blog Author Image
Guillaume Paré-Blanchard
28/1/26

Le format vertical a pris le pouvoir parce qu’il colle à la réalité : on vit sur nos téléphones, on consomme en mode scroll, et on décide en quelques secondes si on reste ou si on passe. Une vidéo horizontale peut être excellente… mais sur mobile, elle se bat avec des handicaps : moins d’écran occupé, moins d’impact, plus de friction. Le format vidéo vertical (aussi appelé format portrait ou 9:16) est devenu le standard des Reels, TikTok, Shorts et Stories, et il influence autant la création que la performance publicitaire. On va voir pourquoi, et surtout comment l’utiliser intelligemment sans sacrifier ta marque.

Blog Thimble Image

Le format vertical gagne parce qu’il “prend l’écran” (et l’attention)

La première raison est bête, mais c’est exactement pour ça que ça marche.

Plein écran = plein impact

Sur mobile, un visuel vertical en 9:16 occupe presque tout l’écran. Résultat :

  • tu réduis les distractions autour
  • tu augmentes la lisibilité (texte, visage, produit)
  • tu crées une impression d’immersion

À l’inverse, une vidéo horizontale sur un téléphone, c’est souvent un timbre-poste. Tu demandes à la personne de faire un effort (tourner l’écran, se concentrer, zoomer mentalement). En marketing, chaque effort enlève des conversions.

Le vertical est “natif” aux plateformes qui dominent la consommation

TikTok, Reels, Shorts : ces environnements sont conçus pour le plein écran vertical. Et quand tu joues contre les règles naturelles d’une plateforme, tu te tires dans le pied.

TikTok recommande explicitement l’orientation verticale 9:16 dans ses bonnes pratiques créatives.
Meta fournit aussi des recommandations d’aspect ratio selon les emplacements, et ses surfaces mobiles (Stories/Reels/Audience Network) favorisent fortement le vertical.

Le cerveau comprend plus vite

Un format vertical te force à cadrer serré. Et cadrer serré, c’est un cadeau pour la compréhension.

Exemple concret :

  • Un coach filme “la salle” en horizontal → on voit tout, mais rien n’est clair.
  • Le même coach filme son visage + une phrase à l’écran en vertical → on comprend le sujet en 1 seconde.

C’est exactement ce qu’on vise en pub : compréhension instantanée.

Le vertical suit l’usage : mobile d’abord, scroll toujours

Le format vertical est devenu roi parce qu’il suit le comportement, pas parce que c’est “tendance”.

La consommation se fait majoritairement sur smartphone

Les rapports “Digital” montrent à quel point l’usage mobile continue de monter, notamment via l’augmentation massive des données consommées sur les réseaux cellulaires (ce qui reflète, entre autres, la vidéo).

Traduction marketing : si ton public est sur mobile, ton contenu doit être pensé mobile. Et mobile = vertical, dans la plupart des cas.

Le feed est une autoroute : tu dois être lisible sans ralentir

Sur les réseaux sociaux, personne n’arrive avec l’intention “je vais regarder une pub”. On scrolle. Donc ta vidéo doit être :

  • comprise sans son (texte + sous-titres)
  • claire dès la première frame
  • structurée pour le swipe

Le vertical n’est pas juste un format. C’est une réponse au contexte : vitesse, distraction, surcharge.

Ce qu’on observe sur le terrain

Chez Pour Vrai Marketing, quand on compare des déclinaisons (même message, même offre) :

  • la version verticale “plein écran” génère souvent un meilleur taux de rétention
  • la version horizontale performe parfois en YouTube in-stream, mais se fait manger en Reels/Stories

Ce n’est pas magique : c’est mécanique.

Les plateformes récompensent le vertical parce qu’il améliore l’expérience

On ne parle pas ici d’un complot d’algorithme. On parle d’un objectif simple : garder les gens sur la plateforme.

Une expérience uniforme = plus de consommation

Les plateformes veulent que tu passes d’une vidéo à l’autre sans friction. Le vertical plein écran standardise l’expérience. Tu n’as pas à changer ton téléphone de position, ni à “t’adapter”. Donc tu consommes plus.

Et quand tu consommes plus, tu vois plus de pubs. Tout le monde gagne (sauf la marque qui insiste à publier en 16:9 sur un placement vertical).

Les specs publicitaires poussent dans ce sens

TikTok encadre clairement ses formats et met en avant le vertical recommandé en 9:16 pour les In-Feed Ads.
Meta, de son côté, fournit des recommandations d’aspect ratios selon les emplacements et des conseils de “safe zones” pour éviter que texte/CTA soient cachés par l’interface (icônes, captions, boutons).

Donc oui : même “techniquement”, le vertical est poussé comme standard.

Le “safe zone” est la règle que tout le monde apprend trop tard

En vertical, tu dois composer avec l’interface :

  • icônes à droite
  • bande de texte/caption en bas
  • header en haut

Si ton message clé est collé au bas de l’écran, tu viens de le sacrifier. C’est pour ça que les recommandations de safe zones Meta existent.

Vertical ne veut pas dire “UGC cheap” : comment garder une marque forte

C’est là que plusieurs entreprises se plantent : elles associent vertical = amateur. Non.

La différence entre “authentique” et “bâclé”

Le vertical peut être :

  • tourné au téléphone
  • très humain
  • très direct

Mais il doit rester intentionnel :

  • lumière correcte
  • son clair
  • texte lisible
  • montage qui avance

Authentique, ça veut dire “vrai”. Pas “négligé”.

L’illusion du “cinéma” peut nuire en social

Une pub ultra léchée avec des plans lents peut fonctionner en télé ou CTV. En Reels, ça se fait souvent scroller parce que ça “sent la pub” immédiatement.

Ce qu’on fait chez Pour Vrai Marketing : on garde les standards de marque (couleurs, ton, promesse, preuve), mais on adopte les codes de la plateforme :

  • hook rapide
  • rythme plus serré
  • texte à l’écran
  • démonstration concrète

Exemple simple : même offre, deux exécutions

Offre : audit Meta Ads

  • Version horizontale “corporate” : logo, musique, images de bureau, “Nous aidons les entreprises…”
  • Version verticale performante : facecam + texte “Tu paies trop cher tes leads ? Voici ce qu’on corrige en 30 minutes.”

Même expertise. Deux résultats différents.

Comment exploiter le format vertical pour vendre, pas juste pour “faire des vues”

Le vertical attire. Mais c’est la structure qui convertit.

Un framework qui marche en vertical : Hook → Valeur → Preuve → Action

  1. Hook (0–3 s) : douleur, promesse, contradiction ou preuve
  2. Valeur (3–10 s) : l’idée centrale, super claire
  3. Preuve (10–20 s) : résultat, démo, témoignage, avant/après
  4. Action (fin) : une demande simple (cliquer, s’inscrire, écrire)

Ce qu’on oublie souvent : une pub verticale n’est pas un mini-film. C’est un entonnoir compressé.

Les éléments qui augmentent la rétention en vertical

  • Visage en gros plan (humain = attention)
  • Texte “headline” dès la première frame
  • Coupures rapides au début (1–2 secondes)
  • B-roll utile (produit, écran, avant/après, coulisses)
  • Sous-titres systématiques

TikTok insiste notamment sur le fait de créer “pour TikTok” (contenu natif) plutôt que d’adapter maladroitement du contenu d’ailleurs.

Un détail qui change tout : la promesse doit être lisible sans le son

Teste simple : mets ta vidéo en mute et demande-toi si on comprend en 2 secondes :

  • le sujet
  • le bénéfice
  • pour qui c’est

Si ce n’est pas clair, tu as trouvé ton premier point d’optimisation.

Le vertical a aussi transformé la production : plus de déclinaisons, plus de tests

Le vrai pouvoir du vertical, ce n’est pas juste le ratio. C’est la vitesse d’itération.

Une “bibliothèque de créatifs” bat une “vidéo parfaite”

En social, les marques qui gagnent ne misent pas sur un seul chef-d’œuvre. Elles produisent un volume intelligent :

  • 5 hooks différents
  • 3 preuves différentes
  • 2 CTA
  • 2 styles (facecam / démo / témoignage)

Ensuite, on laisse la donnée décider.

Ce qu’on fait chez Pour Vrai Marketing (notre approche)

Quand on travaille la création publicitaire verticale, on ne commence pas par “filmer”. On commence par :

  • l’offre (ce qu’on vend, vraiment)
  • l’audience (à qui on parle, et ce qui la bloque)
  • l’angle (la promesse la plus crédible)
  • les hooks (variantes testables)

Puis seulement après : tournage/montage/déclinaisons. C’est comme ça qu’on évite de produire 12 vidéos “correctes” qui ne performent pas.

CTA naturel : si tu veux une machine à créatifs qui tourne pour vrai, Parlez à un stratège. On va bâtir tes angles, tes hooks et ton système de tests, pas juste “des Reels”.

Conclusion

Le format vertical est devenu roi parce qu’il suit le comportement : mobile, scroll, plein écran, compréhension instantanée. Il domine parce qu’il occupe l’écran, s’intègre naturellement aux plateformes et réduit la friction. Mais le vertical n’est pas une recette magique : si ton message est flou, si ton hook est mou, ou si ta preuve arrive trop tard, tu vas juste faire des vues… qui ne paient rien. Chez Pour Vrai Marketing, on utilise le vertical comme un levier de performance : angles clairs, structure qui convertit, déclinaisons testables et itération rapide. Parlez à un stratège ou découvrez notre service Création publicitaire si tu veux arrêter de publier “au feeling” et commencer à scaler ce qui fonctionne.

On se parle de
ce qui compte
pour vrai?