Stratégie Marketing

Stratégie omnicanale : comment faire travailler vos outils ensemble

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Philippe Legault
15/1/26

On le sait tous : être présent partout ne suffit plus. Une stratégie omnicanale, c’est l’art de faire travailler vos outils ensemble pour que l’expérience client soit fluide d’un canal à l’autre. Dans cet article, on vous montre comment connecter votre écosystème (CRM, site, pub, automation, analytics) sans vous perdre dans la techno. Promesse simple : un marketing omnicanal plus clair, plus cohérent et plus performant.

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L’omnicanal, c’est quoi (et pourquoi on en parle autant) ?

Multicanal vs omnicanal : la vraie différence

Le multicanal, c’est jouer sur plusieurs terrains. L’omnicanal, c’est faire circuler la balle entre les joueurs. Pensez à une équipe de hockey : si chaque joueur dribble dans son coin, on n’avance pas. Quand l’info circule (qui a le puck, où est l’ouverture), le jeu devient fluide.
Concrètement, l’omnicanal relie vos canaux pour que la donnée, le message et le timing restent cohérents — de la première pub vue à la conversion sur le site, jusqu’au suivi par infolettre.

Pourquoi maintenant ?

Le parcours client s’allonge et se fragmente. Avant d’acheter, vos clients passent par plusieurs points de contact : recherche Google, réseaux sociaux, site web, courriels, parfois même une visite en boutique. Si vos outils ne se parlent pas, l’expérience se casse. Quand ils sont connectés, on garde le contexte, on personnalise mieux, et on convertit plus sereinement.

Les piliers d’une stratégie omnicanale solide

1) Des données unifiées (le cœur qui alimente tout)

Sans données propres et centralisées, impossible d’être cohérent. Un CRM (ou une CDP si votre volume l’exige) devient la source de vérité : profils, consentements, interactions, préférences.
Ce qu’on recommande :

  • Un contact = une fiche (pas de doublons).
  • Des propriétés claires (source, segments, consentements).
  • Des conventions simples (noms d’événements, UTM, statuts de cycle de vie).
    Objectif : que chaque outil lise la même histoire sur chaque client.

2) Un stack MarTech qui se parle

Pas besoin de 15 plateformes. Mieux vaut 4 ou 5 outils bien intégrés que vous connaissez vraiment. Idéalement :

  • Site et analytics (CMS + plan de taggage).
  • CRM + automation.
  • Outils publicitaires (Google Ads, Meta, LinkedIn) connectés au CRM.
  • Connecteurs (intégrations natives, Zapier/Make) pour combler les trous.
    Bonus : respect de la vie privée dès la conception (consentement, préférences, durée de rétention).

3) Un message et un timing cohérents

La cohérence, ce n’est pas répéter le même message partout : c’est adapter la promesse au contexte sans perdre le fil. Même ton, même valeur, même next step — que ce soit en pub, sur le site ou par courriel. Et surtout, un bon timing : relancer au bon moment, pas « spammer ».

Faire travailler vos outils ensemble (en vrai)

Cartographier le parcours client

On commence par dessiner le parcours : Découverte → Considération → Conversion → Fidélisation. Pour chaque étape, on associe les canaux et les signaux de données.
Exemple de signaux utiles :

  • Découverte : clic sur une pub, session organique avec 2+ pages vues.
  • Considération : téléchargement d’un guide, ajout au panier, visite de page prix.
  • Conversion : soumission d’un formulaire, achat.
  • Fidélisation : réachat, réponse à une enquête, participation à un webinaire.
    Cette carte sert ensuite de plan d’intégration.

Connecter vos plateformes (simple et robuste)

Méthode rapide :

  1. Listez vos outils actuels (site, CRM, email, pub, analytics).
  2. Mappez les intégrations natives disponibles.
  3. Définissez les règles de synchronisation (qui envoie quoi, quand, dans quel sens).
  4. Créez un dictionnaire de données minimal (noms d’événements, UTM, statuts).
  5. Testez de bout en bout un parcours type (du clic pub au contact en CRM puis à l’email).

Astuce : on privilégie toujours l’intégration native avant d’ajouter un connecteur. Moins fragile, plus durable.

Automatiser ce qui crée de la valeur (pas tout)

Automatisez d’abord les moments à fort impact :

  • Panier abandonné : email + audience pub dynamique.
  • Lead « chaud » : alerte au représentant + tâche CRM + séquence courte.
  • Nurturing : 3 à 5 emails utiles selon la page visitée (pas 12).
  • Synchronisation d’audiences : segments CRM poussés vers Google/Meta pour remarketing et lookalikes.
  • Onboarding client : checklists, rappels, point d’étape.
    Règles d’or : limiter la fréquence, offrir une sortie claire, toujours apporter de la valeur.

Mesurer, apprendre, optimiser

Les indicateurs qui comptent (vraiment)

On garde ça simple :

  • Acquisition : coût par lead (CPL), coût par ajout au panier, coût par demande.
  • Conversion : taux de conversion formulaire/panier, délai moyen avant conversion.
  • Valeur : revenu par client, taux de réachat, LTV.
  • Qualité : score MQL/SQL, taux de réponse, santé de la délivrabilité.

Attribution utile, sans se perdre

On combine :

  • UTMs propres (campagne/source/support).
  • Conversions serveurs/plateformes publicitaires.
  • Données CRM (premier contact, étape de cycle de vie, revenu).
    Puis on décide d’une règle simple pour piloter (ex. last non-direct click pour l’opérationnel, vue « mix » mensuelle pour la stratégie). Pas besoin d’un modèle « parfait » pour prendre de meilleures décisions.

Notre manière de travailler chez Pour Vrai Marketing

On commence par un diagnostic : données, outils, messages. Ensuite, on bâtit la carte du parcours et on priorise 3 intégrations à fort impact. On livre en sprints :

  • Sprint 1 : fondations données + intégrations critiques.
  • Sprint 2 : automatisations prioritaires + audiences CRM-to-ads.
  • Sprint 3 : tableaux de bord + itérations créatives sur les messages.
    Chaque mois, on revoit ce qui performe et on ajuste. Simple, clair, mesurable.

Les pièges qu’on voit tout le temps (et comment les éviter)

Empiler les outils sans stratégie

Un outil « all-in-one » ne remplace pas une stratégie. On part des objectifs, on définit le parcours, puis on choisit la stack minimale pour y arriver.

Automations qui fatiguent (et qui brûlent la base)

Trop d’emails, des segments mal définis, des pubs qui retargetent à l’infini… Résultat : désabonnements et CPM qui montent. Mieux vaut peu d’automations, bien ciblées, avec des fenêtres et fréquences claires.

Données sales, décisions floues

Des doublons, des champs vides, des UTMs incohérents… et tout devient discutable. On met en place des règles simples : propriété « Source originale », normalisation des UTMs, nettoyage mensuel des contacts inactifs, et c’est déjà le jour et la nuit.

Mini-cas pratique (format PME)

Contexte

Boutique e-commerce québécoise avec un CRM léger, de l’email marketing et des campagnes Google/Meta. Beaucoup de trafic, peu de réachat, panier abandonné trop fréquent.

Ce qu’on connecte

  • Événements site → CRM (vue produit, ajout panier, checkout démarré).
  • Segments CRM → Google/Meta (abonnés actifs, acheteurs 90 jours, VIP).
  • Scénarios : panier abandonné (J0, J2), welcome série 3 emails, réactivation à 60 jours.
  • Tableaux de bord : cohérence UTMs, taux de livraison, revenus par canal.

Ce qui se passe

La donnée circule, les messages arrivent au bon moment, les audiences publicitaires se mettent à jour automatiquement. Résultat : une hausse claire des récupérations de panier, plus de réachat, et un CPA qui se stabilise parce que le remarketing est mieux ciblé. Rien de magique : juste des outils qui travaillent ensemble, sur un plan simple.

Conclusion

Une stratégie omnicanale réussie, c’est un écosystème qui joue en équipe : données unifiées, outils intégrés, messages cohérents, et pilotage simple. On ne cherche pas la perfection technique, on cherche le progrès mesurable. Et ça commence souvent par 2 ou 3 intégrations bien choisies qui changent réellement la donne.
Envie de le faire avec nous, sans vous perdre dans la techno ? Parlez à un stratège ou découvrez notre service de stratégie numérique. On bâtit des systèmes qui tiennent la route, pour de vrai.

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