Production Vidéo

Le rôle du storytelling dans la performance publicitaire

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Emilie Dumont
13/2/26

Le storytelling, ce n’est pas “raconter une petite histoire cute”. C’est une façon de structurer ton message pour qu’on le comprenne vite, qu’on le retienne, et qu’on agisse. Dans un monde où on peut skipper, scroller ou ignorer en une fraction de seconde, le storytelling devient un levier direct de performance publicitaire: meilleure rétention, meilleure mémorisation, meilleure perception de marque… et souvent, de meilleurs résultats business. On va voir comment ça marche, pourquoi ça fonctionne, et comment l’appliquer sans tomber dans le film trop long qui oublie de vendre.

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Pourquoi le storytelling améliore la performance publicitaire

On pourrait résumer ça simplement: une pub “informative” se fait analyser; une pub “narrative” se fait vivre.

Les histoires captent l’attention parce qu’elles créent une tension

Une histoire, même mini, crée une question dans la tête:

  • “Qu’est-ce qui va arriver?”
  • “C’est quoi le problème?”
  • “Comment ils s’en sont sortis?”

Cette tension, c’est de la rétention. Et la rétention, en pub, c’est de l’oxygène.

Sur YouTube, par exemple, la réalité du skippable force une conclusion: les premières secondes doivent établir un intérêt clair, sinon on perd la personne. Think with Google parle justement de ce compromis entre rappel de marque (brand recall) et engagement quand on “brand” trop tôt, et insiste sur l’importance de construire l’accroche dans un monde skippable.

Le storytelling réduit les résistances et augmente la persuasion

Quand on est “pris” dans une histoire, on contre-argumente moins. En recherche, on appelle ça la “transportation” (être absorbé par le récit) et c’est étudié comme un mécanisme qui peut influencer croyances et attitudes.

Traduction terrain: au lieu de se dire “Mouais, j’y crois pas”, la personne se dit “Ok, je vois… et moi, je suis où là-dedans?”

L’émotion n’est pas un bonus créatif, c’est un multiplicateur

Les travaux de Binet & Field (IPA cases) ont popularisé une idée devenue incontournable: les campagnes émotionnelles construisent davantage sur le long terme, alors que les campagnes purement rationnelles surperforment surtout en activation court terme.

Ce qu’on retient chez Pour Vrai Marketing: si tu veux de la performance durable, tu ne peux pas faire que “décrire ton offre”. Il faut la faire ressentir, sans perdre la clarté.

Storytelling vs “belle vidéo”: ce qui convertit vraiment

Une pub peut être magnifique et ne rien vendre. Parce que la beauté n’est pas une stratégie.

La différence entre narration et décor

Le storytelling, ce n’est pas:

  • une musique émotive
  • des plans lents
  • un logo à la fin

Le storytelling, c’est une progression. Même en 15 secondes.

On le voit souvent: des marques investissent dans une production “TV-like”, puis l’ad meurt en social parce que le début ne dit rien, ou parce que l’histoire ne mène à aucune promesse claire.

Une histoire doit servir une promesse (sinon c’est du contenu, pas une pub)

La pub n’a pas le même job qu’un court-métrage. Elle doit:

  1. capter
  2. clarifier
  3. prouver
  4. faire agir

La meilleure métaphore: une pub, c’est une bande-annonce, pas le film complet. Elle donne envie d’en savoir plus, mais elle doit aussi être compréhensible et utile tout de suite.

Le piège classique: “On raconte notre histoire” au lieu de “On raconte l’histoire du client”

Si ton storytelling commence par “Nous, en 2012…”, tu parles de toi. Le cerveau de l’audience cherche plutôt: “Moi, qu’est-ce que ça change?”

En pratique, l’histoire qui performe le plus souvent en acquisition, c’est celle où le client est le héros:

  • sa situation
  • son blocage
  • le déclic
  • la solution
  • le résultat

Les 4 structures de storytelling qui performent en publicité

On ne manque pas d’idées. On manque de structures simples qui se déclinent.

1) Problème → Friction → Solution → Résultat

Parfait pour: services, B2B, offres complexes.

Exemple (format pub):

  • Problème: “Tu as des clics, mais pas de demandes?”
  • Friction: “Souvent, ce n’est pas le budget. C’est la page et l’angle.”
  • Solution: “On restructure l’offre + la landing + le créatif.”
  • Résultat: “Plus de demandes, à coût stable.”

C’est la structure la plus “performance-friendly” parce qu’elle garde l’offre au centre.

2) Avant → Après → Comment on y arrive

Parfait pour: e-commerce, transformation, produits.

Le “avant/après” est un storytelling compressé. Et quand tu ajoutes le “comment”, tu gagnes la crédibilité.

Astuce: le “comment” doit rester simple. Trois étapes max. Sinon, on décroche.

3) Micro-histoire vraie (cas client) en 20–30 secondes

Parfait pour: retargeting, audiences tièdes, YouTube.

Structure:

  • “Voici ce qui se passait…”
  • “Voici ce qu’on a changé…”
  • “Voici ce que ça a donné…”

Les narratives ads et la recherche autour de la persuasion par récit existent depuis longtemps, notamment sur la façon dont la force des arguments et la forme narrative interagissent.

4) Croyance populaire → Renversement → Démo

Parfait pour: marchés saturés.

Exemple:

  • Croyance: “Pour vendre plus, il faut augmenter le budget pub.”
  • Renversement: “Pas forcément. Souvent, c’est le créatif qui plafonne.”
  • Démo: “On teste 5 hooks, on garde le gagnant, on scale.”

C’est simple, mémorable, et ça crée un “tilt” sans être agressif.

Comment mesurer l’impact du storytelling sur tes résultats

Le storytelling, c’est créatif. Mais on peut le gérer comme un levier de performance.

Les métriques qui montrent si l’histoire “accroche”

Selon la plateforme, on surveille:

  • Rétention sur les 3–5 premières secondes
  • Watch time moyen
  • Taux de complétion (ou % vues)
  • CTR (si objectif trafic)
  • CPA / ROAS (si objectif conversion)

Si la rétention s’effondre tôt, ce n’est pas “l’histoire” qui est mauvaise. C’est souvent:

  • un début trop vague
  • une promesse tardive
  • un manque de tension (pas de question, pas d’enjeu)

Sur YouTube, Google recommande des approches créatives (ABCD) qui insistent sur le rythme, la présence d’humains, la marque, et l’attention dans les premières secondes.

Court terme vs long terme: le storytelling peut changer tes “bons” indicateurs

Une pub très rationnelle peut convertir vite, mais construire peu. Une pub narrative/émotive peut bâtir plus fort dans le temps. Binet & Field documentent justement cette différence entre activation et brand building.

Donc on évite un piège fréquent: tuer une bonne créa de marque parce que son CTR n’explose pas… alors qu’elle augmente la considération et facilite les conversions futures.

Test intelligent: on ne teste pas “une vidéo”, on teste une histoire

Chez Pour Vrai Marketing, quand on veut mesurer l’effet storytelling, on isole des variables:

  • même offre
  • même audience
  • mêmes placements
  • variations de narration (hook, tension, preuve, structure)

On compare ensuite:

  • la rétention (est-ce qu’on “embarque”?)
  • la perception (commentaires, messages, brand lift si dispo)
  • la conversion (CPA/ROAS) sur suffisamment de volume

Notre approche chez Pour Vrai Marketing: storytelling orienté résultats

On aime les belles histoires, mais on aime surtout quand elles vendent.

On part de l’offre, pas de l’inspiration

On construit un “Creative Kit”:

  • promesse (1 ligne)
  • preuves disponibles (résultats, démo, avis)
  • 3 à 5 hooks
  • objections clés
  • CTA

Ensuite, on décline par plateforme, parce que l’histoire doit être “native”:

  • en Reels/TikTok: rapide, frontal, texte à l’écran
  • en Meta feed: lisible, preuve tôt, déclinaisons multiples
  • en YouTube: valeur claire avant le skip, puis démonstration

Si tu veux voir à quoi ça ressemble concrètement, c’est exactement ce qu’on fait dans /services/creation-publicitaire, souvent couplé à /services/meta-ads. Et côté fondation de message, ça vit très bien avec un chantier de positionnement (angle, offre, promesse) dans /services/strategie-marketing.

On garde une règle: “une émotion, une idée, une action”

Une pub qui performe a rarement 12 messages. Elle a:

  • une émotion dominante (soulagement, curiosité, confiance, ambition)
  • une idée centrale (une promesse claire)
  • une action simple (un CTA sans friction)

Et là, le storytelling devient un moteur, pas une décoration.

Conclusion

Le storytelling joue un rôle énorme dans la performance publicitaire parce qu’il augmente la rétention, réduit les résistances, et rend ton message plus mémorable. Mais il ne remplace pas la stratégie: une histoire doit servir une promesse et une preuve, sinon elle divertit sans convertir. Le bon storytelling, c’est celui qui met le client au centre, crée une tension dès le départ, et mène vers une action simple. Chez Pour Vrai Marketing, on transforme le storytelling en système de performance: angles clairs, structures testables, déclinaisons par plateforme et itération basée sur la donnée. Parlez à un stratège si tu veux qu’on bâtisse des pubs qui accrochent pour vrai et qui livrent des résultats, pas juste des vues.

On se parle de
ce qui compte
pour vrai?