Il y a deux façons de filmer une PME manufacturière. La première : un fond blanc, le président assis devant, un texte à lire. La deuxième : aller le voir dans son usine, filmer le soudeur qui travaille derrière lui et laisser la vraie vie entrer dans le cadre. La première est plus facile à contrôler. La deuxième est la seule qui ressemble à votre entreprise.
C'est le grand avantage de la production vidéo en Montérégie quand votre agence est elle aussi en Montérégie. Vos lieux réels sont à une portée de route. Et un lieu réel, ça ne se remplace pas.
Ce que la proximité change vraiment
Tourner près de chez soi n'est pas qu'une question de kilomètres. C'est une question de ce que vous pouvez vous permettre.
Les coûts de déplacement arrêtent de manger le budget
Quand une équipe part de loin, vous payez le transport et surtout la logique du voyage : puisqu'on se déplace, on tourne tout en une fois, quitte à improviser. Depuis notre studio de Longueuil, une usine de Boucherville, de Saint-Hyacinthe ou de Sorel se rejoint dans la même demi journée. Le budget va dans le tournage plutôt que dans le déplacement.
Les reprises deviennent possibles
C'est le point le plus sous estimé. Sur un tournage à distance, une prise ratée est une prise perdue : personne ne refait la route pour trois plans. À proximité, on revient. Le contremaître était en réunion ? On repasse. La ligne était arrêtée pour maintenance ? On revient quand elle roule.
La spontanéité redevient une option
Les meilleurs plans ne sont presque jamais dans le plan de tournage. Une pièce d'aluminium qui sort du bain d'anodisation, un machiniste qui explique son montage à un apprenti. Quand l'équipe ne court pas après son horaire de retour, elle a le temps de les saisir.
Une journée de tournage nourrit plusieurs mois
C'est la logique de nos mandats de médias sociaux en continu, tarifés justement par journée de tournage. Une visite bien préparée peut produire une vidéo corporative, des capsules pour les réseaux, des plans d'ambiance et des photos. Le déplacement se paie une fois, le contenu sert longtemps.
Les contextes réels et ce qu'il faut préparer pour chacun
Le plancher de production
C'est le décor le plus impressionnant que vous possédez et celui que vos clients ne voient jamais. Les machines en mouvement, la cadence, la propreté d'une ligne bien tenue : ça vend mieux qu'une liste de capacités sur une fiche technique. Nous avons tourné dans ce type d'environnement chez Danone Canada, à l'usine de Boucherville.
À préparer :
- La SST avant tout. Lunettes, bottes, dossards, casques, formation d'accueil visiteurs si votre procédure l'exige. Faites nous parvenir vos règles à l'avance.
- Le consentement à l'image. Un employé filmé doit le savoir et accepter. Prévenez les équipes quelques jours d'avance, pas le matin même.
- Les zones confidentielles. Identifiez ce qui ne doit pas apparaître : un procédé breveté, la commande d'un client, un plan sur un mur.
- La fenêtre horaire. Choisissez un moment où la ligne roule vraiment. Une usine à l'arrêt filme mal.
- Le bruit. Les entrevues se font en retrait, dans un local calme, avec des micros portés. Les images du plancher illustrent ensuite les propos.
L'atelier de soudure et d'usinage
C'est le contexte le plus photogénique du secteur. Les arcs, les étincelles, les mains gantées, le geste précis. C'est le type de mandat qu'on réalise avec des entreprises comme Maninge, à Drummondville, en sous traitance mécano soudée, ou Techno-Fab, à Saint-Hyacinthe, en aluminium anodisé pour véhicules commerciaux.
À préparer :
- Le soudeur doit être averti. Une caméra collée sur son arc change sa façon de travailler. Choisissez quelqu'un à l'aise, pas nécessairement le plus expérimenté.
- La protection du matériel. Les étincelles et la poussière métallique attaquent l'optique. Nous arrivons équipés, mais dites nous d'avance de quel type de procédé il s'agit.
- Une pièce représentative. Sortez une pièce dont vous êtes fier. Le plan du produit terminé vaut autant que le procédé.
- L'ordre de l'atelier. Un rangement fait la veille change la lecture de l'image. Ce n'est pas de la mise en scène, c'est le même atelier un bon jour.
L'entrepôt et la distribution
Quais de chargement, allées, chariots élévateurs, préparation de commandes. Un contexte que nous connaissons chez un distributeur comme Emballages Carrousel, et le décor idéal pour parler de délais et de capacité.
À préparer :
- La circulation. Établissez une zone où l'équipe peut se tenir sans couper les voies de chariots.
- Le moment de la journée. Évitez la pointe d'expédition, sauf si c'est justement l'énergie que vous voulez montrer.
- Les logos de tiers. Vérifiez quelles marques clientes apparaissent sur les boîtes et lesquelles vous pouvez montrer.
Le commerce, la salle de montre et le service chez le client
Pour les entreprises qui installent, réparent ou vendent en personne, le vrai décor est souvent chez leur propre client. Une intervention de VitrXpert se comprend mieux en images qu'en paragraphes.
À préparer :
- L'autorisation du client final. Obtenue avant la date, pas sur le pas de la porte.
- Un plan B de lieu. Les interventions se déplacent et s'annulent. Ayez un deuxième chantier de rechange le même jour.
- La météo. Pour tout ce qui se passe dehors, prévoyez une date de report dès la signature.
L'extérieur, le verger, le site patrimonial
La Montérégie a une carte que peu de régions industrielles possèdent : des lieux beaux. Un verger comme celui de la Cidrerie Michel Jodoin ou un site comme le Village Québécois d'Antan offrent des décors qu'aucun studio ne peut recréer.
À préparer :
- La saison. Un verger en fleurs et un verger en récolte ne racontent pas la même histoire, et la fenêtre est courte. Réservez tôt.
- L'heure. La fin d'avant midi et la fin d'après midi donnent la meilleure lumière. Le plein midi est le pire moment.
- Le vent et les visiteurs. Le vent est l'ennemi du son en extérieur, un abri de repli aide beaucoup. Sur un site ouvert au public, tournez hors des heures d'achalandage.
L'événement d'entreprise
Portes ouvertes, inauguration, remise de prix d'ancienneté, journée de la relève. Ce sont des occasions uniques : elles ne se reprennent pas.
À préparer :
- Le déroulement écrit. Donnez nous l'horaire à la minute des moments à ne pas manquer.
- Un accès au son de la salle. Se brancher directement sur la console donne un son propre pour les discours.
- Un local pour les entrevues. Une petite salle calme à côté permet de capter des témoignages pendant l'événement.
Le salon industriel
Un salon vous met devant vos prospects et vos concurrents en même temps. C'est aussi l'endroit le plus difficile à filmer : bruit constant, éclairage de plafond, kiosques voisins dans le cadre.
À préparer :
- L'autorisation de l'organisateur. Beaucoup de salons exigent une accréditation média. Elle se demande des semaines à l'avance.
- Un coin d'entrevue. Réservez une portion de votre kiosque, dos à un mur, pour les entrevues courtes.
- Une liste de personnes à intercepter. Clients, partenaires, fournisseurs. Convenez d'un moment avec eux plutôt que de les attraper au hasard.
- La publication pendant le salon. Publier le jour même se prévoit au contrat, parce que le montage se fait sur place.
Le tableau de préparation, en un coup d'oeil
| Contexte | Contrainte principale | À régler avant la date |
|---|---|---|
| Plancher de production | Bruit et sécurité | SST, consentements, zones confidentielles, horaire |
| Atelier de soudure | Étincelles et poussière | Choix de l'opérateur, pièce à montrer, rangement |
| Entrepôt | Circulation des chariots | Zone sécurisée, hors pointe, logos de tiers |
| Service chez le client | Dépendance à un tiers | Autorisation du client final, chantier de rechange |
| Extérieur et site public | Météo et vent | Saison, heure, date de report, achalandage |
| Événement | Une seule chance | Déroulement minuté, console de son, local d'entrevue |
| Salon industriel | Bruit ambiant | Accréditation, coin d'entrevue, rendez vous fixés |
Ce que ça coûte
Nos prix sont publics, parce qu'un directeur d'usine ne devrait pas avoir à assister à trois rencontres pour connaître l'ordre de grandeur.
- Contenu vidéo à la carte : à partir de 3 000 $ pour une vidéo.
- Webinaire ou captation en studio : 1 500 $ par heure de tournage.
- Séance photo : à partir de 1 200 $.
- Médias sociaux en continu : 3 000 $, 5 000 $ ou 9 000 $ par mois, tarifé par journée de tournage, entente minimale de quatre mois. Le premier mois sert à l'audit et au plan, les trois suivants à produire, et la mise en ligne commence au mois deux.
- Campagnes de publicité : 8 500 $ pour le format Sprint, 15 900 $ pour le format Signature. Le budget média est en sus, payé directement à la plateforme.
Si vous produisez un balado et que vous souhaitez l'enregistrer dans votre usine plutôt qu'à notre studio de Longueuil, l'épisode mobile ajoute 1 000 $ pour le déplacement de l'équipement. Tous les détails sont sur la page prix.
Questions fréquentes sur le tournage en entreprise
Faut il arrêter la production pour tourner ?
Non, et c'est même contre productif. Une usine arrêtée donne des images mortes. Nous filmons pendant que ça roule et nous faisons les entrevues à l'écart, dans un local calme.
Combien de temps l'équipe reste sur place ?
Nous planifions en demi journées ou en journées complètes, selon le nombre de postes et d'entrevues. Le déroulement est confirmé avant la date, pour que vos contremaîtres sachent quand leur équipe est sollicitée.
Nos employés ne sont pas à l'aise devant la caméra. On fait quoi ?
C'est la norme, pas l'exception. Une bonne partie du travail consiste à filmer des gens qui travaillent plutôt que des gens qui parlent. Pour les entrevues, on pose des questions sur le métier. Et personne n'est filmé contre son gré.
Faut il un scénario complet avant de tourner ?
Il faut une intention claire : à qui la vidéo parle, ce qu'elle doit faire comprendre, où elle sera publiée. Le reste se construit avec un plan de tournage plutôt qu'avec un texte appris par coeur.
Est ce plus cher de tourner chez nous qu'en studio ?
Pas nécessairement. Le studio de Longueuil est plus rapide à installer, mais votre site donne des images qu'un studio ne peut pas fabriquer. En Montérégie, l'écart de coût est faible. Et rien n'empêche de combiner les deux : une matinée à l'usine, un arrêt chez un client, une fin de journée en extérieur.
La prochaine étape
Si vous avez un lieu, un procédé ou un savoir faire que vos clients ne voient jamais, vous avez déjà le contenu. Il reste à le filmer. Voyez notre offre de contenu à la carte, nos campagnes de publicité pour le diffuser, les montants sur la page prix, et les projets livrés pour des entreprises d'ici dans nos réalisations.
