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Recrutement manufacturier : faire rentrer des CV en usine

La pénurie de main-d'oeuvre en usine ne se règle pas avec une affiche. Voici les contenus qui rassurent un soudeur avant qu'il envoie son CV.

Vous cherchez un soudeur. Un machiniste CNC. Un contremaître de quart de soir. Vous avez affiché le poste sur les sites d'emploi habituels, vous avez payé pour le faire remonter, et la boîte de réception reste vide ou pleine de candidatures qui n'ont rien à voir avec un plancher de production. Le réflexe, c'est de blâmer le marché. La vraie question est ailleurs : qu'est-ce qu'un candidat trouve sur votre entreprise avant de décider s'il postule ?

Le recrutement manufacturier ressemble beaucoup plus au marketing B2B qu'au recrutement de bureau. Le cycle est long, la décision est émotive, et elle se prend souvent à deux, dans la cuisine, un soir de semaine. Personne ne quitte un emploi stable pour un logo et un slogan. On change de job pour quelque chose qu'on a vu.

La pénurie ne se règle pas avec une affiche « on embauche »

Sur la Rive-Sud, en Montérégie, dans le Centre-du-Québec, un bon soudeur n'a pas un choix, il en a plusieurs. Il compare deux ou trois employeurs en même temps. Et dans cette comparaison, les salaires affichés finissent par se ressembler d'une usine à l'autre. Ce qui départage, c'est tout ce que le candidat ne sait pas encore.

Est-ce que c'est bruyant ? Est-ce qu'il fait une chaleur d'enfer l'été à côté de la presse ? Est-ce que l'équipement est récent ou est-ce que je vais me battre avec une vieille machine ? Est-ce que le contremaître crie après son monde ? Est-ce que je vais être le seul de mon âge sur le quart ? Est-ce qu'il y a de la place pour stationner ? Est-ce que la job est encore là dans deux ans si le carnet de commandes baisse ?

Aucune affiche ne répond à ça. Une affiche donne un titre de poste, une fourchette salariale et une liste d'exigences. Le reste, le candidat va le chercher ailleurs : sur Google, sur Facebook, sur YouTube, et surtout auprès de quelqu'un qui connaît quelqu'un qui travaille chez vous. Si vous ne fournissez pas les réponses, quelqu'un d'autre les fournit à votre place, et souvent mal.

Ce qu'un candidat regarde vraiment avant de postuler

Il cherche votre nom

Le premier geste, c'est de taper le nom de l'entreprise dans Google. S'il tombe sur un site qui date, une page « Carrières » avec une photo de banque d'images montrant une poignée de main dans un bureau vitré, et zéro image de votre atelier, il vient d'apprendre une chose : vous ne montrez pas votre usine. Dans sa tête, ça veut dire qu'il y a une raison.

Il cherche des visages

Un candidat veut savoir avec qui il va passer ses journées. Pas le président en habit devant le mur de certifications. Le gars du département de soudure, la femme qui opère la plieuse, le chef d'équipe de l'expédition. Des vrais employés, filmés dans leur environnement, avec leur accent et leurs mots à eux.

Il cherche l'endroit

Le trajet compte énormément dans le manufacturier. Un candidat de Sorel-Tracy qui regarde un poste à Saint-Hyacinthe calcule son temps de route, ses coûts d'essence et son quart. Montrez la bâtisse, le stationnement, l'entrée des employés, la salle de pause, les vestiaires. Ça a l'air banal. C'est exactement ce que les gens veulent voir.

Trois contenus qui rassurent, et un qui ne sert à rien

La vidéo de poste

C'est le format le plus rentable en recrutement manufacturier. Une vidéo courte, environ une minute, par poste réellement en demande. Pas une vidéo corporative sur « nos valeurs », une vidéo sur la job. On y voit la station de travail, la machine, le rythme, l'équipement fourni, les EPI, ce qu'on apprend dans les premières semaines et qui sera le supérieur immédiat.

La règle : filmez le poste tel qu'il est, pas tel que vous aimeriez qu'il soit. Si le quart commence à six heures du matin, dites-le dans la vidéo. Si le premier six mois se passe sur la découpe avant de toucher au robot, dites-le aussi.

Le témoignage d'employé

Le témoignage le plus efficace n'est jamais celui du directeur des ressources humaines. C'est celui d'un employé du plancher, idéalement quelqu'un qui est arrivé récemment et quelqu'un qui est là depuis longtemps. Deux ou trois questions suffisent : qu'est-ce qui vous a surpris votre première semaine, qu'est-ce que vous diriez à quelqu'un qui hésite, qu'est-ce qui est plus dur qu'ailleurs.

Le piège, c'est le script. Un employé à qui on fait lire un texte écrit par le marketing, ça se voit en trois secondes et ça détruit la crédibilité de tout le reste. Mieux vaut une réponse maladroite mais vraie qu'une phrase parfaite récitée.

La visite d'atelier

Un plan de l'entrée jusqu'au plancher, en passant par la salle de pause. Ça sert deux fois : au candidat local qui veut voir la place avant de se déplacer, et au candidat international qui ne pourra jamais venir visiter avant de dire oui. Filmez le vrai éclairage, la vraie propreté, la vraie densité de monde. Un atelier bien tenu est un argument de vente. Un atelier ordinaire filmé honnêtement reste plus rassurant qu'aucune image du tout.

Ce qui ne sert à rien

La vidéo institutionnelle de trois minutes avec le drone, la musique épique et la voix hors champ qui parle de « passion » et d'« excellence ». Elle plaît au conseil d'administration. Elle ne répond à aucune des questions qu'un machiniste se pose avant de postuler.

Montrer le vrai quart de travail va vous faire perdre des candidatures

Et c'est exactement ce qu'on veut.

Quand une vidéo montre honnêtement le bruit, la cadence, le travail debout, le quart de soir et la période de pointe, une partie des gens ne postulent pas. Ils s'excluent eux-mêmes. Votre volume de candidatures baisse. Le service des ressources humaines panique. Puis on regarde ce qui reste : des candidats qui savaient dans quoi ils s'embarquaient et qui ont postulé quand même.

Le mauvais indicateur, c'est le nombre de CV reçus. Les bons indicateurs, ce sont le nombre d'entrevues qui valent la peine, le taux de présence à la première journée, et surtout le nombre de nouveaux employés encore là après la période de probation. Une embauche qui part au bout de deux semaines coûte de la formation, du cadenassage, de l'accueil SST, du temps de contremaître et une place perdue dans l'équipe. C'est plus cher qu'une candidature qui n'est jamais arrivée.

Il y a un effet secondaire intéressant : les entreprises qui montrent franchement leurs conditions de travail se font aussi une réputation sur la sécurité et le respect du monde. Le sujet intéresse beaucoup plus large qu'on pense. Le balado SST Sans Tabou, que nous produisons, a accumulé 84 700 vues sur des discussions de santé et sécurité au travail. Ce n'est pas un sujet plate, c'est un sujet mal raconté la plupart du temps.

Le recrutement international a besoin des mêmes images, en plus honnêtes

Beaucoup de PME manufacturières québécoises complètent leurs équipes avec des travailleurs recrutés à l'étranger. Le processus est long, il coûte cher en frais, en accompagnement et en logement, et il repose sur une décision énorme prise par quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds chez vous.

Cette personne ne peut pas visiter l'usine. La vidéo devient littéralement la visite. Elle devrait montrer l'atelier, oui, mais aussi le reste : la ville, l'épicerie, le logement type, le transport pour se rendre au travail, l'hiver pour vrai avec la neige et le déneigement, et si possible des collègues arrivés avant qui parlent de leur adaptation. Prévoyez les sous-titres et une version en anglais ou en espagnol selon les bassins que vous ciblez.

Le calcul est simple. Un travailleur qui arrive, qui vit un choc et qui repart après quelques mois vous coûte tout le processus à recommencer. Une vidéo qui décourage la mauvaise personne avant le départ vous fait économiser bien plus qu'elle ne coûte. Et le même contenu sert à vos partenaires en recrutement international, à votre consultant en immigration et à votre kiosque de salon industriel, où la vidéo tourne en boucle sur un écran pendant que votre monde parle aux visiteurs.

Où ce contenu doit vivre

ContenuOù il travailleCe qu'il répond
Vidéo de postePage carrières, affichages d'emploi, courriel de relance aux candidats« C'est quoi, la job, pour vrai ? »
Témoignage d'employéFacebook local, LinkedIn, écran de kiosque en salon« Est-ce que le monde est correct ? »
Visite d'atelierYouTube, page carrières, envoi aux candidats internationaux« Ça ressemble à quoi, la place ? »
Photos d'équipe et de plancherAffichages, page carrières, documents de recrutement« Est-ce que c'est propre et sécuritaire ? »

Ajoutez deux détails qui ne coûtent rien : un code QR sur l'affiche à la porte de l'usine et dans les vestiaires, qui mène à la page carrières, et un courriel à vos employés actuels avec les vidéos, parce que le référencement interne reste votre meilleur canal quand vos employés ont quelque chose de concret à envoyer à leur beau-frère.

Ce que ça coûte

Chez Pour Vrai, les prix sont publics, justement pour que vous puissiez décider avant d'avoir un vendeur au téléphone. Une production vidéo en contenu à la carte commence à 3 000 $. Une séance photo commence à 1 200 $. Une heure de tournage en studio pour un webinaire ou une formation est à 1 500 $. La grille complète est sur la page Prix.

Le bon réflexe, c'est de regrouper. Une journée de tournage bien planifiée dans votre usine permet de repartir avec plusieurs vidéos de poste, deux ou trois témoignages, une visite d'atelier et une banque de photos utilisables toute l'année. Le coût par livrable descend beaucoup quand l'équipe se déplace une fois plutôt que quatre.

Si le besoin est continu, parce que vous embauchez toute l'année, le format médias sociaux en continu est tarifé par journée de tournage, de 3 000 $ à 9 000 $ par mois selon le volume, avec une entente minimale de quatre mois : un mois d'audit et de plan, puis trois mois de contenu, la mise en ligne commençant dès le deuxième mois. Vous pouvez voir des exemples de mandats réels dans nos réalisations.

Questions fréquentes

Est-ce qu'il faut arrêter la production pour tourner ?

Non. On tourne pendant le quart, en suivant le rythme de l'atelier. Ce qui demande de la préparation, c'est la planification avec le contremaître, le respect des règles SST et des EPI, et la confidentialité des pièces de vos clients. On identifie à l'avance les postes et les pièces qu'on ne filme pas.

Nos employés ne veulent pas être filmés

C'est normal et il ne faut forcer personne. Il suffit de deux ou trois volontaires. Pour tous les autres, on filme les mains, la machine, le geste, sans montrer les visages. Une vidéo de poste fonctionne très bien sans que tout le plancher passe devant la caméra.

Dans combien de temps ça donne des CV ?

Nous ne promettons pas de délai et personne de sérieux ne devrait le faire. Ce qu'on peut dire, c'est qu'une affiche d'emploi disparaît quand vous arrêtez de payer, tandis qu'une vidéo de poste continue de travailler tant qu'elle est en ligne, sur votre site, dans vos affichages et dans les mains de vos employés qui recrutent pour vous.

Est-ce qu'on peut utiliser le même contenu pour vendre ?

Souvent oui. Les images de votre atelier, de vos équipements et de votre monde servent autant à un donneur d'ordre qui évalue un nouveau fournisseur qu'à un candidat. C'est d'ailleurs une bonne façon de rentabiliser une journée de tournage.

Par où commencer

  1. Listez les deux ou trois postes que vous cherchez à combler année après année.
  2. Pour chacun, écrivez les cinq questions que les candidats posent toujours en entrevue.
  3. Planifiez une journée de tournage à l'usine et répondez à ces questions en images.
  4. Mettez les vidéos sur votre page carrières, dans vos affichages et entre les mains de vos employés.
  5. Mesurez la rétention après la probation, pas le nombre de CV.

Notre studio est à Longueuil, mais dans ce genre de mandat, le vrai décor, c'est votre plancher. Regardez la grille de prix, puis la page contenu à la carte pour voir ce qu'une journée de tournage peut produire chez vous.

Prochaine étape

Envie d'appliquer ça à votre marque?

Un appel de 30 minutes, sans engagement. On regarde votre situation et on vous dit franchement ce qu'on ferait à votre place.

30 minutes · Gratuit · Les prix sont déjà affichés

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