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Médias sociaux11 min de lecture

Les réels en B2B : quand on ne vend pas des leggings

Reels entreprise B2B : pourquoi le format court fonctionne en manufacturier, quels formats tourner et comment réussir le 9:16 vertical sans le son.

On vous l'a dit, probablement en réunion, probablement par quelqu'un de bien intentionné : les réels, c'est bon pour vendre des leggings, des protéines en poudre et des cours de danse en ligne. Vous fabriquez des pièces mécano-soudées, des convoyeurs, des structures en aluminium anodisé ou des emballages industriels. Le format court ne serait pas pour vous.

C'est faux. Et l'erreur ne vient pas du format, elle vient de ce qu'on met dedans.

D'où vient le mythe

Le mythe vient d'une confusion entre le format et le contenu. Les premiers succès du vertical court ont été des marques grand public, très visuelles, avec un cycle d'achat de quatorze secondes. Les entreprises manufacturières ont regardé ça et ont conclu, logiquement, que ce n'était pas leur monde.

Sauf qu'un format n'est pas une audience. Le 9:16 de trente secondes n'est pas un public de dix-neuf ans, c'est une forme d'écran et une façon de consommer. Le directeur des achats d'un manufacturier de Saint-Hyacinthe scrolle exactement sur le même téléphone, avec exactement le même pouce, que l'étudiante qui regarde des vidéos de danse. Il le fait à sept heures du matin dans sa cuisine, ou à midi dans son char sur le stationnement de l'usine.

Il n'existe pas un fil d'actualité pour la vie professionnelle et un autre pour la vie personnelle. Il y en a un seul, et vous y êtes ou vous n'y êtes pas.

Le vertical 9:16 n'est pas une mode, c'est la forme de l'écran

Le téléphone se tient à la verticale, d'une seule main. En vertical plein écran, votre vidéo occupe tout l'espace visuel, sans concurrence, sans une deuxième publication visible dans le coin. En horizontal, votre vidéo prend une bande au milieu de l'écran et le reste appartient à autre chose.

Concrètement, pour vos tournages, ça veut dire trois choses.

  • Cadrez pour le vertical dès le plancher. Un plan horizontal recadré donne presque toujours une tête coupée, un logo hors champ ou une pièce qui sort du cadre. Le recadrage est un pis-aller, pas une méthode.
  • Prévoyez les zones de sécurité. Le haut et le bas de l'écran sont mangés par l'interface des plateformes : nom de compte, description, boutons. Rien d'important ne doit vivre là.
  • Filmez large quand vous ne savez pas encore. Une captation en haute résolution permet de sortir un vertical et un horizontal du même plan. Ce n'est pas idéal, mais c'est mieux que de perdre le moment.

La lecture sans son est la règle, pas l'exception

Les fils d'actualité démarrent les vidéos en sourdine. Votre acheteur regarde ça dans un bureau à aire ouverte, dans une salle d'attente, sur un plancher de production où il y a déjà une presse qui travaille à trois mètres. Il n'activera pas le son pour vous, en tout cas pas les trois premières secondes.

Ce que ça impose :

  • Des sous-titres incrustés, toujours. Pas les sous-titres automatiques de la plateforme, qui écrivent « manège » quand votre soudeur dit « mandrin ». Des sous-titres relus, en français correct, avec le vocabulaire de votre métier.
  • Une première image qui raconte sans un mot. Un bain d'anodisation, une étincelle de meulage, une pièce brute posée à côté de la pièce finie. Pas votre logo sur fond bleu.
  • Du texte à l'écran pour l'idée principale. Si la personne coupe après quatre secondes, elle doit repartir avec quelque chose.
  • Un vrai son quand même. Ceux qui activent le son sont souvent les plus intéressés. Micro-cravate sur la personne, pas le micro intégré de la caméra à côté d'un compresseur.

Quatre formats courts qui fonctionnent en B2B manufacturier

1. Les coulisses d'atelier

C'est le format le plus sous-estimé, et de loin. Ce qui est banal pour vous est fascinant pour presque tout le monde. Une découpe au laser, un robot de soudure qui fait sa séquence, un essai sous charge, une pièce de dix pieds qu'on retourne avec un pont roulant, un bain d'anodisation qui change la couleur du métal.

La règle : un geste, un plan, pas de narration corporative. Vous montrez, vous ne vendez pas. L'effet est double, parce que ces vidéos servent autant vos clients que votre recrutement. Dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre, un soudeur qui voit votre atelier propre, bien éclairé, avec de l'équipement récent, se fait une idée avant même de lire l'offre d'emploi.

2. L'avant et l'après

Le format court a été conçu pour ça. Une plaque brute et la pièce finie. Un dessin technique et l'installation en service chez le client. Un local vide et la ligne de production montée. Un panneau oxydé et le même panneau après traitement.

Deux images, deux secondes, et votre valeur est comprise. C'est le seul format où vous n'avez pratiquement rien à expliquer.

3. L'expertise en 30 secondes

Une question technique, une réponse claire, par la bonne personne. Pourquoi l'anodisation tient mieux qu'une peinture sur un véhicule commercial. Ce qui distingue une soudure MIG d'une soudure TIG sur une pièce d'aluminium. Pourquoi un délai de huit semaines n'est pas la même chose qu'un délai de huit semaines chez le compétiteur.

Le réflexe naturel est de mettre le président devant la caméra. Résistez. Mettez le machiniste, le contremaître, la chargée de projet, le soudeur. Les gens croient les mains, pas les cravates.

4. La réponse à une objection

Celui-là est le plus rentable, et presque personne ne le fait. Vos vendeurs entendent les mêmes cinq phrases depuis dix ans : vous êtes plus chers, vos délais sont trop longs, on a déjà un fournisseur, on ne vous connaît pas, on n'est pas certains que vous pouvez prendre le volume.

Filmez votre vendeur qui répond à la caméra exactement ce qu'il répond au téléphone. Une objection par vidéo. Ces courtes vidéos travaillent pour vous entre deux appels, elles préparent le terrain avant la rencontre et elles se renvoient en un lien après une rencontre. Un directeur des ventes qui envoie une réponse de trente secondes plutôt qu'un courriel de quatre paragraphes gagne du temps et de la crédibilité.

Un cinquième, en prime : le recrutement

Une personne de votre équipe, sur son poste de travail, qui explique en trente secondes ce qu'elle fait et pourquoi elle est restée. Rien de scripté. C'est souvent le contenu le plus partagé par vos propres employés, et le partage par les employés vaut plus que n'importe quelle publication de la page corporative.

Un tableau pour choisir votre format

FormatÀ quoi ça sertQui parleOù le publier en priorité
Coulisses d'atelierNotoriété, crédibilité technique, recrutementPersonne, le geste suffitInstagram, Facebook, YouTube Shorts
Avant et aprèsCompréhension immédiate de la valeurPersonne, ou une voix courteLinkedIn, Instagram, Facebook
Expertise en 30 secondesAutorité, référencement de marqueMachiniste, contremaître, ingénieureLinkedIn, YouTube Shorts
Réponse à une objectionSoutien direct aux ventesVendeur, directeur des ventesLinkedIn, plus envoi direct par courriel
RecrutementAttraction de main-d'oeuvreUn employé, sur son posteFacebook, Instagram, LinkedIn

Le cycle de vente long change ce qu'il faut mesurer

Personne n'achète un centre d'usinage ni une commande de sous-traitance de six chiffres après avoir vu un réel. Ce n'est pas le travail du format court, et toute personne qui vous promet le contraire vous raconte des histoires. Nous ne donnons aucune garantie de résultats, et vous devriez vous méfier de qui vous en donne.

Ce que le format court fait vraiment, dans un cycle de vente qui s'étire sur des mois :

  • il vous garde présents entre deux appels d'offres, quand votre vendeur ne peut pas rappeler chaque semaine sans être achalant;
  • il fait en sorte que votre nom soit déjà connu quand l'acheteur ouvre enfin son processus;
  • il donne de la matière à vos vendeurs, qui ont enfin autre chose à envoyer qu'un catalogue PDF;
  • il alimente le recrutement en continu, ce qui vaut cher quand un poste de soudeur reste ouvert des mois;
  • il vous rend crédibles avant un salon industriel, pendant, et surtout après.

Pour la mesure, regardez qui regarde plutôt que combien. Sur LinkedIn, la fonction et l'entreprise des spectateurs valent plus qu'un nombre de vues. Suivez aussi les demandes entrantes qui mentionnent une vidéo, les candidatures reçues, et posez la question à vos vendeurs en réunion : est-ce que le monde vous en parle? La réponse arrive souvent avant les statistiques.

Les erreurs qui tuent un réel B2B

  • Le logo animé au début. Vous venez de dépenser vos secondes les plus précieuses sur quelque chose que personne n'a demandé.
  • La vidéo corporative découpée en tranches. Un plan de trois minutes coupé en six ne donne pas six réels, ça donne six extraits sans début ni fin.
  • Le président en habit dans la salle de conférence. Le décor dit tout : ceci est une publicité. Sortez sur le plancher.
  • Le horizontal recadré à la dernière minute. Ça se voit, et ça dit que vous n'y avez pas mis de soin.
  • Publier une fois, puis attendre. Le format court est un régime, pas un traitement.
  • Le jargon sans traduction. Votre client comprend votre vocabulaire. Le patron de votre client, celui qui signe, pas nécessairement.

Comment produire ça sans que ça devienne un deuxième emploi

La bonne nouvelle, c'est que ces vidéos ne se tournent pas une par une. Elles se tournent en lot, par journée de tournage. Une journée bien préparée dans votre usine donne de la matière pour plusieurs semaines : les coulisses, les avant et après, trois ou quatre capsules d'expertise et les réponses aux objections.

C'est exactement la logique de notre offre Médias sociaux en continu, tarifée par journée de tournage : 3 000 $, 5 000 $ ou 9 000 $ par mois. L'entente minimale est de 4 mois, soit un mois d'audit et de plan, puis trois mois de contenu, avec une mise en ligne dès le mois 2. Les montants sont tous publics sur la page Prix.

L'autre source, souvent la plus rentable : votre podcast. Un épisode enregistré en multicaméra dans notre studio de Longueuil se transforme en une série d'extraits verticaux sous-titrés, sans une seule journée de tournage additionnelle. C'est le moteur derrière les balados que nous produisons, comme Les Dérangeants, qui totalise 2,4 M de vues sur YouTube et 31 100 abonnés, Meilleur Humain Meilleur Monde avec 265 000 vues, ou SST Sans Tabou avec 84 700 vues. Le détail des forfaits se trouve sur la page Podcast clé en main : 1 000 $, 1 500 $ ou 2 000 $ par épisode, avec un démarrage de saison à 3 000 $ pour le logo, les gabarits, les bannières, la création des comptes et l'hébergement. Un tournage chez vous plutôt qu'au studio ajoute 1 000 $ de frais de déplacement d'équipement.

Si vous voulez simplement tester le format avant de vous engager, l'offre à la carte commence à 3 000 $ pour la vidéo. Et quand un format sort du lot, il devient l'actif publicitaire évident : nos campagnes se vendent 8 500 $ pour le Sprint et 15 900 $ pour la Signature, le budget média en sus, payé directement à la plateforme, avec un minimum recommandé de 2 000 $ par mois de diffusion.

Questions fréquentes

Nos clients sont sur LinkedIn, pas sur TikTok. On perd notre temps ailleurs?

Pas exactement. Vos acheteurs sont sur LinkedIn pendant les heures de bureau, mais eux et vos futurs employés sont ailleurs le reste de la journée. La même vidéo verticale sous-titrée se publie sur LinkedIn, sur Facebook, sur Instagram et en Shorts. Le coût marginal d'une plateforme de plus est proche de zéro une fois la vidéo montée.

Est-ce qu'on peut filmer avec un téléphone?

Pour les coulisses brutes, oui, et c'est même souvent mieux : c'est vrai, c'est immédiat. Pour les capsules où quelqu'un parle, non. Le son d'un téléphone dans un atelier est inutilisable, et un mauvais son fait couper une vidéo plus vite qu'une mauvaise image.

Nos procédés sont confidentiels. Comment on fait?

On filme autour. Le geste sans la pièce, la texture sans le plan d'ensemble, l'expertise sans le procédé. Nous établissons la liste des interdits avec vous pendant le mois d'audit et de plan, et vos responsables approuvent le contenu avant la mise en ligne.

Combien de vidéos ça prend par mois?

La bonne réponse est : un rythme que vous pouvez tenir douze mois. Une cadence modeste et constante bat toujours un gros lot publié en mars puis plus rien jusqu'en septembre. Le rythme se fixe selon le nombre de journées de tournage retenues.

Est-ce que ça va nous amener des contrats?

Nous ne garantissons aucun résultat, et personne d'honnête ne le fera dans une industrie où un cycle de vente s'étire sur des trimestres. Ce que nous garantissons, c'est la production, la constance et un plan aligné sur vos objectifs de ventes et de recrutement.

La suite

Commencez petit et concret. Choisissez une objection que vos vendeurs entendent chaque semaine, un procédé dont votre équipe est fière, et une pièce dont l'avant et l'après parle tout seul. Ça vous fait trois vidéos, et trois vidéos suffisent pour savoir si le format vous ressemble.

Vous pouvez voir le genre de travail que nous faisons pour des manufacturiers et des marques d'ici sur la page Réalisations, et tous nos montants sont affichés sur la page Prix. Notre studio est à Longueuil, avec plusieurs décors et une régie multicaméra. Venez le voir, on vous montrera à quoi ressemble une journée de tournage dans une usine.

Prochaine étape

Envie d'appliquer ça à votre marque?

Un appel de 30 minutes, sans engagement. On regarde votre situation et on vous dit franchement ce qu'on ferait à votre place.

30 minutes · Gratuit · Les prix sont déjà affichés

Vous préférez parler tout de suite? Appelez au 514 668-2652, ou écrivez-nous.